Lecture avec Pauline Sauveur Poste dans : Exposition, Lecture, Photographie, Poésie

Dimanche 25 novembre Pauline Sauveur propose deux lectures de 30 minutes environ extraites de son dernier livre « les yeux brodés ». Lecture en deux rendez-vous : à 15h30 et à 16h30.

à propos du livre :
infos :
Les yeux brodés
Editions Jacques Flament
Collection : Marges
Parution : août 2018
Pages : 78
Format : 130 x 200 cm
ISBN : 978-2-36336-368-8
Prix : 10 €
Un extrait :
 » Et peut-être qu’à défaut de confiance je retrouverai l’Autre Matière désactivée : ma douleur obsolète. Mon souvenir désuet. Ma frayeur obligée.

Le rêve : mes cauchemars sans jus.
Ça pour sûr, j’attends d’en transformer plus d’un en poudre lyophilisée. Mes peurs en sachet, cernées de papier, petites choses périmées, et même, et même une pincée inoffensive si ça me chante ! Juste pour me rendre compte. Ah ben, je l’avais oubliée celle-là, cette peur noire immense, celle qui m’avait tant occupée, que je croyais inépuisable. Ben la voilà toute menue dans son p’tit sachet. Bien fait !
Le rêve.
(…) »
présentation :
Ce texte court se compose de 14 chapitres et d’un happy-end, précédé de la préface, aux mots précis et nets, de Laurent Herrou, que je remercie encore pour cette introduction, qui questionne plus avant, qui continue dans un même élan la recherche déjà au coeur du livre.
Extrait de la préface :
« Naître ou ne pas naître, telle serait la question. Si la question était posée, de cette manière-là. Mais Pauline Sauveur se moque des questions. Littéralement — dans le très beau chapitre 8. Elle les dépasse et se dépasse. Elle plonge, elle avance, elle se perd, elle se noie, elle trébuche, elle s’emporte, elle marche, elle se reprend, elle confie, et confiture aussi, elle ne cesse pas. D’être, de naître, de ne pas naître. De ne pas n’être ? En double négation qui perdrait le sens tout en le révélant, autrement, une fois de plus. (…)
Rencontrer Pauline Sauveur, sa voix, son écriture, c’est entendre l’écrivaine. Dans son débit, dans son flux, dans le flux et le reflux, dans le sang qui pulse et celui qui s’écoule, dans les bras qui enlacent embrassent flottent à la surface ou s’y agitent, disparaissent et repoussent, dépasser le visage sage de la petit fille et affronter la femme qui se cache derrière, rencontrer Pauline Sauveur, sa voix, son écriture, c’est comprendre peut-être, ne serait-ce qu’une fois, que l’écriture ne se lit pas seulement : elle s’entend, elle se dit, elle vous parle, elle te parle.
(…) »
Laurent Herrou Villequiers, le 2 août 2018.
Exposition photographique :
série Chez elle
(Helsinki – Finlande)