L’imagination au pouvoir ,

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Dans la guerre froide – la révolte et son double
La nouvelle révolte des artistes : autour de l’Internationale situationniste
‘‘Si le délire et la catharsis y sont moins flagrants qu’aux barricades ou en Sorbonne, le pouvoir de contestation n’y est que plus évident. À noter que les thèmes de l’éducation ne sont pas évoqués ; d’entrée, le mouvement atteint sa portée maximum, fixe ses buts suprêmes. La situation, bien sûr, ira en se dégradant ; qu’importe, on vient de passer là, brusquement, de l’éphémère à l’irréversible.’’
Aller simple pour le quartier latin, direction Mai 68 : les murs sont recouverts de slogans d’inspiration situationniste ou anarchisante.
Le 3 mai, un cortège de 2 000 étudiants contourne les forces de l’ordre, depuis la place de l’Odéon jusqu’à la faculté des Sciences. Les inscriptions jalonnent ce parcours. Pas encore d’allusions à des mouvements politiques ou à De Gaulle : elles expriment une revendication globale et sans compromis, une exigence de liberté à tout prix. Lors de la Nuit des Barricades, le 10 mai, c’est cette fois 25 000 jeunes qui dépavent les rues. Autour de la place de la Contrescarpe, l’imagination prend le pouvoir : ‘‘La société est une fleur carnivore’’ / ‘‘Seul l’un existe’’. Puis vient la contestation pure et simple : ‘‘Défense d’interdire’’ ou encore ‘‘C.R.S. = S.S.’’. Le 13 mai, les syndicats ouvriers se mêlent à la foule estudiantine, la Sorbonne subit l’assaut des profanateurs : ‘‘Cache-toi, objet !’’ / ‘‘Professeurs, vous nous faites vieillir’’ / ‘‘Comment penser librement à l’ombre d’une chapelle ?’’
Édité pour la première fois par Éric Losfeld au Terrain vague, en 1968, L’Imagination au pouvoir est un témoignage à chaud sur ces dix jours qui ébranlèrent la société française. Il en restitue la part la plus spontanée, goguenarde et poétique.
Préface inédite de Michèle Bernstein.
Photographies inédites de Jo Schnapp.
Postface inédite de Alain Schnapp.

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